Récit d'une fromagère

Le quotidien d’une étudiante à l’ENILBio

Joindre l’équipe du CEFQ est souvent synonyme d’opportunités de consolidation de ses compétences fromagères au-delà des frontières de notre pays. Marie-Pier Vigneux, notre conseillère, poursuit son partage d’apprentissages et découvertes en terre française.

Auteure : Marie-Pier Vigneux

Bientôt 3 mois depuis mon arrivée à l’ENILBIO de Poligny en France. Me voilà suffisamment intégrée à mon programme d’apprentissage pour vous raconter quelques bribes de mon quotidien dans cette institution d’enseignement réputée.

7 h : Rassemblement quasi quotidien au hall alimentaire, lieu de fabrication de différents produits laitiers que ce soit des fromages ou encore des yogourts. Trois ateliers très formateurs s’offrent à nous : fabrication des pâtes pressées (Comté et Morbier), des pâtes molles (Polinois, Saint-Savin et Pénitent) ou encore des pâtes fraîches (yogourts et faisselles). Après explications et démonstrations par l’enseignant, les étudiants doivent tout à tour en diriger la production, et ce du début à la fin de la fabrication du produit. À ma grande satisfaction, les équipements à notre disposition sont très à jour ce qui me permet de me familiariser avec chacun d’eux comme si j’étais réellement dans une usine fromagère.

12 h : notre cohorte composée de 14 étudiants se regroupe pour la pause repas à la cafétéria de l’école. Un moment de relaxation et d’échanges toujours très animé.

13 h 30-17 h 30 : c’est maintenant le moment d’acquérir les notions théoriques sur divers sujets au programme : technologie fromagère, gestion de projets et analyses physicochimiques et microbiologiques.

Soirée : travaux d’équipe et sessions d’étude agrémentés, à l’occasion, d’un apéro bien français – biscuits salés, fromages et bien sûr un petit verre de vin. Il faut tout de même maintenir nos esprits bien alertes !

Découvertes gastronomiques du Jura

Poligny rime avec Comté. Le Comté affiné dix-huit mois est, à mon avis, un excellent fromage à pâte pressée. Aux dires des gens de Poligny, je devais également déguster le vin jaune ainsi que le vin de paille. Ce que j’ai fait avec grand plaisir ! Le vin de paille s’apparente à notre vin de glace du Québec. C’est sucré, mais pas trop, un vrai délice! Quant au vin jaune, il est très sec et unique en son genre. On aime ou pas… je fais définitivement partie de la seconde catégorie. Je suis tout de même heureuse d’y avoir goûté.

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Marie-Pier
mpvigneux@expertisefromagere.com